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En quelques lignes...

Laure Bonicel

Chapeau : Interprète de 1989 à 1998 auprès d'Anne Teresa de Keersmaeker, d'Odile Duboc et Mark Tompkins, Laure Bonicel débute sa propre recherche chorégraphique en 1992 et fonde la compagnie Moleskine en 1993

Source : Le Vivat (http://www.levivat.net)

Texte : Interprète de 1989 à 1998 auprès d'Anne Teresa de Keersmaeker, d'Odile Duboc et Mark Tompkins, Laure Bonicel débute sa propre recherche chorégraphique en 1992 et fonde la compagnie Moleskine en 1993. Elle a été Artiste associée au Théâtre de Sète /Scène Nationale en 2000, 2001 et 2002. Ses créations interrogent la représentation du corps et la question de l'identité. Le corps est appréhendé comme matériau brut. Corps morcelé, désarticulé, exalté, disloqué, pornographié, fétichisé, hybridé... Corps masse, nerveux, osseux, Laure Bonicel le travaille comme corps sujet et corps objet. Les collaborations artistiques ont une place primordiale dans les processus de création. Les univers sonores, les environnements plastiques, les vêtements-costumes sont parties indissociables de ses recherches chorégraphiques.

Quelques mots sur la création "N°11, Le bleu est à la mode cette année".
A partir de l'analyse critique des mécanismes du marketing de masse, N° 11 : le bleu est à la mode cette année interroge les régimes identificatoires véhiculés par l'imagerie publicitaire des marques phares de « la société de la fashion ».

Entre fascination, absurdité et subversion, est-il possible de déployer un espace de résistance, par la figuration et la défiguration des codes et signes propres au champ de la mode ?

« Il va de soit que le vêtement - que l'on ne saurait réduire à une fonction protectrice ou ornementale - est un champ sémiologique privilégié : on peut dire que c'est sa fonction signifiante qui fonde le vêtement en fait social total » Roland Barthes – Histoire et sociologie du vêtement 1957

« Dès le moment où tout ce qui touche à l'image devient un marché, il y a un échange des signaux entre les images qu'on envoie et celles que l'on voit. Il s'agit du devenir-image des sujets, qui regardent des images. (...) Les pages de mode peuvent d'un coup obstruer totalement le regard. Je les regarde attentivement, et je n'y lis pas seulement des images de choses mais aussi des images de corps devenus choses. On ne peut séparer une réflexion sur la mode d'une histoire de l'identité » Marie-José Mondzain – Entretien dans Beaux-Arts Magazine /Hors-série « La société de la fashion » septembre 2003.


Date de publication : 30/11/2004


Inséré le : 30/11/2004 00:00