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Les photos du vernissage
Chaque rose a ses épines...
Chapeau : Cette exposition présente le travail de deux artistes qui déstabilisent le regard sur les choses.
Source : Le Vivat (
http://www.levivat.net)
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Texte : Cette exposition présente le travail de deux artistes qui déstabilisent le regard sur les choses.Trouble et enchantement se côtoient dans leur travail où le merveilleux invite à voir une subtile cruauté.
Anne Zimmermann travaille sur les rapports entre la nature et l'artificiel. Elle assemble des matières naturelles issues du végétal et de l'animal, pour créer des mondes fantastiques peuplés de chimères dérangeantes. Elle joue sur les paradoxes de notre quotidien et les possibilités de manipulations en travaillant sur des hybridations et des combinaisons douteuses, en poussant les limites de la nature et de sa manipulation par des boutures, des créations de chimères avec ses Biotopes.
Les Trophées, en pattes de poulets, présentent une collection dérisoire où l'homme tente d'affirmer à la fois sa supériorité ainsi que sa singularité sur son environnement. Ils stigmatisent la vanité humaine.
Ce monde aux apparences naïves mène le spectateur vers l'absurde, “le meilleur moyen de lire notre réel” comme le dit si bien l'artiste. Car ces êtres étranges nous renvoient à notre propre image. Ces hybridations d'innocence et d'horreur, d'insouciance et d'inquiétude provoquent le rire et l'effroi.
Agnès Ribault détourne les objets et la nature en provoquant des rencontres improbables. Elle s'approprie des matières inattendues comme le lichen et les épines pour nous attirer vers des histoires déroutantes. En domestiquant étrangement la nature dans ses installations, l'artiste porte le spectateur vers des mondes oniriques à la poésie piquante. Les convergences inattendues de ses œuvres mêlent finesse et dureté en semant l'ambiguïté des sentiments, qui oscillent entre fascination et malaise. L'acrobate singulier nous invite à saisir son trapèze, le rideau d'épines marque une traversée pour “une entrée en matière”, de l'autre coté de la logique. Les bustes de mannequins prennent des airs carcéraux, la forêt de perruques semble insuffler un nouveau souffle de vie à la nature. Apparitions irréelles et pourtant si palpables, la surprise déconcerte puis attirent vers des histoires personnelles, en éveillant l'inconscient, des imaginaires insoupçonnés.
Date de publication : 22/10/2004
Inséré le : 22/10/2004 00:00