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Zoom sur Mark Tompkins


Source : Le Vivat (http://www.levivat.net)

Mark TOMPKINS chorégraphe-interprète

Texte : Animal est une fable contemporaine sur les forces du bien et du mal, sur le faux mensonge et le vrai faux-semblant, le sacrifice, le renoncement du sens, l’accueil de l’innommable. Plonger, encore et encore, dans les perceptions, les sensations, là où tout frémit. Ne surtout pas s’attarder, ni s’agripper, mais embrasser le passage, naviguer dans les systèmes, rendre visible la circulation, accoucher des images complexes qui naissent et meurent, nous laissant malheureusement stupéfaits, peut-être gênés, sûrement troublés.
Animal se déroule à l’intérieur d’un espace scénique assez froid, blanc ou argenté, saturé de lumière. Par contraste, les éléments « humaines », les lutteurs et les situations, apparaissent avec leurs spécificités organiques et mettent en évidence la dualité entre ce cadre concret et leurs jeux.
La dramaturgie du spectacle repose sur la rigueur toute protestante de l’arbitre et les pulsions instinctives et délirantes des animaux humaines. Le rôle ambigu de l’arbitre se heurte à la résistance des corps des lutteurs. Il s’établit alors un va-et-vient entre la morale du « dominant » qui asservit et la permanence de l’instinct de vie ou de survie.

Le public, assis sur trois côtés de l’arène de combat, proche de l’action, assiste comme un jury à une séance d’autopsie, à la fois témoin, voyeur, engagé et amené à prendre parti.


EXTRAITS DE PRESSE :
« …Images de guerre et sports de lutte ont servi d’inspiration de base à cette pièce autour du pouvoir et de la domination, où s’entremêlent avec étonnement violence et dérision, force musclée et esprit loufoque, le tout entrecoupé de chansons signées Mark Tompkins[…]. Quatre lutteurs aux costumes hallucinants à la Mad Max entrent en scène. L’odeur d’encens du début fait place à quelques épices de sueur aigre. Ils nous servent un zapping franchement décalé, entre bestialité humaine et masculinité « folasse », un brin de sensualité en plus…. Déjouer les codes, jouer sur les codes et en rire l’air de rien, serait-ce là la solution à nos maux d’animaux ? Voilà, en tout cas, un ballon d’oxygène, surprenant et vivifiant. »
Olivier Hespel, L’Express, 18 novembre 2005

« …Catcheurs, lutteurs de toutes sortes, ils entraînent le public dans un jeu non-stop sur les faux-semblants, les apparences, les valeurs viriles… On rit beaucoup car il s’agit d’une farce joliment enlevée. On s’attache aussi aux personnages décalés qui s’agrippent sous l’½il vigilant du grand patron Tompkins. Au détour de cette foire d’empoigne, on reconnaît l’infinie tendresse du chorégraphe, allergique à tout ce qui semble de près ou de loin à un ordre établi…»
Marie-Christine Vernay, Libération, 15 novembre 2005



Inséré le : 05/02/2007 15:46