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monstres / on ne danse pas pour rien

delavallet bidiefono

Créer au Congo est difficile à cause de la dictature et de la censure, encore plus quand on est adepte de « la danse des blancs », c’est-à-dire de la danse contemporaine. À force de volonté, aidé par les membres de sa compagnie Baninga, le chorégraphe DeLaVallet Bidiefono a construit en 2015 un lieu en périphérie de Brazzaville, l’Espace Baning’Art, lieu dont il rêvait depuis plus de dix ans. Le spectacle présenté ici évoque cette construction et tout ce qui se tisse autour : une politique, une esthétique, un espoir. Sur scène, dix interprètes évoluent dans un décor de chantier aux reflets chatoyants, accompagnés par trois musiciens multi-instrumentistes. Leur danse est très physique, parfois proche de la transe. Un élan vital porté par des corps engagés et ivres de liberté.


Né à Pointe-Noire au Congo au début des années 80, dans un quartier où le mot “art contemporain” n’existe pas : rien donc ne prédestinait DeLaVallet Bidiefono à la danse. En 2001, il s installe à Brazzaville et entame sa carrière de danseur en participant notamment aux Ateliers de Recherches Chorégraphiques organisés par le Centre Culturel Français de Brazzaville. Il y travaille avec de nombreux danseurs et chorégraphes dont Daniel Larrieu et nourrit son travail d’influences métissées d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.